Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/278

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l’époque fixée, vous lui écrirez vous-même un peu avant l’époque suivante pour l’engager à être plus fidèle au rendez-vous : Ne laissez pas non plus attendre trop longtemps les circulaires. Celle que vous m’adressâtes il y a deux mois était fort bien et répondait à un besoin urgent ; la visite des familles n’est point si facile qu’on se l’imagine ; les instructions à ce sujet sont d’une extrême utilité’, il serait bon d’y revenir. Vous aurez lu dans l’Université catholique quelques lignes de ce pauvre M. de la Morvonnais, qui me semble opposer avec beaucoup d’avantage le système des secours à domicile celui des dépôts de mendicité. Peut-être en conviendra-t-on un jour, et une meilleure organisation des bureaux de bienfaisance résoudra la question si agitée des formes que doit prendre la charité publique. Méditez ces points, mais ne me demandez pas de lumières ; car, pour mon compte, j’aperçois bien les inconvénients, mais fort peu les ressources. Entre la prudence dans les matières religieuses et la pusillanimité, entre la réserve extrême et l’extrême familiarité, il y a un milieu difficile à tenir.

Nous avons ici des conférences qui ont admirablement réussi à obtenir dans leurs familles un empire salutaire ; d’autres qui ont été victimes de leur excessive bonté. Quelques exhortations de votre part leur seront profitables ce qui vient de Paris jouit d’une grande autorité : Major a longinquo