Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/310

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2° de s’unir par la pensée et par la prière en récitant une fois la semaine l’oraison de Saint-Vincent de Paul 3° d’écrire. une ou plusieurs fois l’an à la Société de Paris pour rendre compte de ce qu’ils ont fait.

D’un autre côté le secrétaire de la Société ferait le dépouillement de ces lettres, et dans un court rapport qui compléterait la lecture des correspondances de province, il rendrait compte des œuvres particulières les plus intéressantes. Toutes les années, à l’époque du 19 juillet, on rédigerait à Paris un sommaire de la situation de la Société soit dans la capitale, soit au dehors, on le ferait imprimer à un petit nombre d’exemplaires, et on l’enverrait aux conférences d’abord, puis aux membres isolés qui auraient écrit et donné de leurs nouvelles. Ainsi il y aurait échange d’idées, de sentiments, de consolations sur tous les points de la France où des fils de Saint-Vincent de Paul se rencontreraient on doublerait de force par le nombre, et de mérite par la persévérance ; la Société de Paris ne serait plus un passage d’où l’on sortirait quelque temps après y être entré ; vous n’auriez pas à compter plus de deux cents anciens associés maintenant perdus ; vous seriez le sommet d’une pyramide à large base qui toucherait aux quatre extrémités du pays ; et la jeunesse française du dix-neuvième siècle aurait élevé un monument agréable aux yeux de Dieu sur ce sol que la