Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 10.djvu/311

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jeunesse du siècle dernier avait si outrageusement profané.

Enfin, et ici je parle en mon nom personnel, je viens de voir annoncée une pétition qui se signe chez M. de Lamartine contre la suppression des tours. Cette pétition, écrite par M. Guiraud, est catholique. Elle a pour but le rétablissement de l’un des plus miséricordieux ouvrages de saint Vincent de Paul. Ne serait-il pas convenable que tous les jeunes avocats qui font partie de la Société, les jeunes médecins aussi, compétents les uns et les autres en cette matière, se présentassent pour signer la pétition ? N’est-ce pas là un hommage à rendre à la mémoire de notre saint patron en même temps qu’une bonne action à faire ?

Adieu, en voilà bien assez, vous devez me reconnaître à ma prolixité, à mon avidité de choses nouvelles, à mille autres défauts que je sais bien, et que j’ai même l’orgueil d’avouer, de peur de paraître trop sot si je les ignorais. Mon cher ami, qui me délivrera de moi-même, si ce n’est Celui à qui nous demandons de nous délivrer du mal ? Demandons ensemble et nous recevrons. Demandez pour moi à ces fêtes prochaines, pour ma mère aussi, et pour tous les miens, et pour mon pauvre père dont nous venons de célébrer l’anniversaire douloureux. Comptez sur une juste réciprocité. Il en est beaucoup ici qui vous aiment.