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XII
À M. ERNEST FALCONNET.


Paris, 25 mars 1832.

Mon cher Falconnet,

J’ai vu avec plaisir, je dirais presque avec reconnaissance, l’intérêt que tu portes à mes efforts pour soutenir la cause de l’Évangile. Je continuerai de t’entretenir sur ce sujet et je te ferai savoir tout ce qui s’accomplira autour de nous pour le triomphe de cette divine cause : Je t’avais raconté nos premières escarmouches, je me réjouis de t’apprendre que nous avons livré, il y a quelques semaines un plus sérieux combat. C’est la chaire de philosophie, c’est le cours de Jouffroy qui a été notre champ de bataille. Jouffroy, l’un des plus illustres rationalistes de nos jours, s’était permis d’attaquer la révélation, la possibilité de la révélation même : un catholique, un jeune homme lui adressa quelques observations par écrit ; le philosophe promit d’y répondre ; il attendit durant quinze jours, pour préparer ses armes sans doute,