Page:Ozanam - Œuvres complètes, 3e éd, tome 7.djvu/517

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pas aux rois et aux princes « Vous êtes Pierre, sur cette pierre j’édifierai. » Dans le peuple sont les rois et les princes, les ducs et les comtes, et a les autres puissances auxquelles est dévolue l’administration des affaires séculières, afin que a tout soit ramené à la paix et à l’unité de l’Église... Que mon seigneur écoute donc le conseil de son fidèle, l’avertissement de son évêque, les exhortations de son père. N’ayez plus désormais d’alliance avec les schismatiques ; ne dérobez point à l’Église ce qui lui appartient. Permettez lui de jouir, dans votre royaume, de la même liberté qui lui est assurée dans les royaumes étrangers. Souvenez-vous de la charte qu’au jour de votre couronnement vous posâtes, écrite de votre main, sur l’autel de Westminster : vous promîtes alors de conserver à l’Église son indépendance. Rendez à l’Eglise de Cantorbéry, de laquelle vous avez reçu l’onction sainte, son antique prospérité. Rendez-lui et rendez-nous ses biens et les nôtres : je dis mal en les appelant les nôtres ce sont les biens des pauvres, le patrimoine du crucifié, que nous avons, non point en propriété, mais en garde et en tutelle. Permettez aussi, si tel est votre plaisir, que nous retournions à notre siége en toute sûreté, et que nous remplissions librement nos fonctions, ainsi que le devoir le commande et que la religion l’exige. Et nous, en retour, nous sommes prêts à vous servir comme