Alors pourquoi nous occuper de ratichons, si ce n’est pour cogner dessus ?
Leur socialisme chrétien ne tient pas debout, mille bombes ! Le vrai moyen de le lancer est de lui fournir bêtassement un champ de propagande dans le populo. Par ce fourbi, on arriverait tout simplement à faire pousser de la mauvaise graine ; quelque chose dans le genre du Boulangisme, — et en fait de Révolution sociale, on irait se casser le nez dans les foutaises religieuses.
Ne nous ont-ils pas assez emmerdés et violentés quand nous étions gosses, ces oiseaux-là ? Pour mon compte, j’en ai plein le dos, et je ne veux en rien m’acoquiner avec ces crapules !
Des rapports avec eux, je veux bien en avoir, avec mon tire-pied ; ou pour leur serrer la vis, foutre de foutre !
Ils savent bien ce qu’ils font, les salops, en venant dans les réunions populaires. Ils prêchent l’apaisement ; pardine, ils ne demandent pas mieux que de rester tels quels : ils prennent mesure de notre valeur et de nos côtes, et se font des amis dans la place, d’autant plus qu’ils ont de la galette.
Et vous savez, ces chameaux-là, quand ils ont un pied dans la maison, ils en ont vivement quatre. C’est de la blague, de penser convertir leurs partisans : ces gas-là sont bouchés à l’émeri, fanatiques ou roublards.
Puisqu’ils sont si conciliants, les ratichons, si mielleux, si dévoués à l’ouvrier, pourquoi qu’ils n’admettent pas la contradiction dans leurs églises, et qu’ils ne permettent pas à des bons bougres de monter sur la chaire, pour causer un brin avec les assistants ?
Oh ça, ils ne le feront jamais, nom de dieu ! Car ils savent que du jour où ils permettraient la discussion dans leurs églises, ils seraient foutus.
Eh, nom de dieu, pour en revenir à la réunion de lundi, m’est avis, mille bombes, que le seul fait de discuter avec les ratichons, c’est de prendre les salops par les guibolles et de leur frotter les fesses jusqu’à ce qu’elles en fument !