Page:Paquin - Aventures fantastiques d'un canadien en voyage, 1903.djvu/74

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VIII

dans les mines à forrest-creek.


Tant qu’on pût suivre les bouts de route tracée, les rivières, les torrents, tout alla bien. Les difficultés du trajet ne furent pas de nature à rebuter des hommes aussi intrépides que nos quatre amis. On était dans la saison sèche, et là où n’existait point de sentier, on suivait le lit des torrents. Les véritables obstacles commencèrent lorsqu’ils durent se frayer un passage à travers les forêts, les montagnes et les rochers. En ce temps-là, celui qui atteignait Forrest-Creek était considéré comme un homme d’une vigueur extraordinaire, comme un homme que la Providence favorisait. Beaucoup se mettaient en route avec ardeur, mais peu atteignaient le but.

Aussi, après un mois de marche, quand ils arrivèrent Forrest-Creek, les quatre amis étaient-ils fatigués. Dupont surtout, que sa récente blessure avait affaibli, ne pouvait à peine se tenir debout.

Deux jours de repos suffirent cependant pour les remettre complètement sur pied.

Les quatre amis s’étaient construits une espèce de hutte en branche d’arbres où chaque soir, après le travail du jour, ils venaient se reposer.