Page:Paul Kane - Les Indiens de la baie d'Hudson.djvu/106

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de la colonie. Les bâtiments du fort sont entourés par de forts piquets de seize pieds de hauteur, avec des bastions armés de canons. Les hommes, avec leurs femmes indiennes, vivent dans des cases près de la rivière, et forment un petit village, une véritable Babel, car ses habitants sont Anglais, Français, Iroquois, des îles Sandwich, Crees et Chinookés.

La Columbia, qui est là à quatre-vingt-dix milles de son embouchure, à un mille et quart de largeur ; le pays alentour est bien boisé et fertile ; le chêne et le pin y abondent. À huit milles, une grande ferme produit plus de blé que le fort n’en consomme ; le surplus s’envoie aux îles Sandwich et dans les possessions russes ; d’immenses troupeaux de bêtes à cornes courent en liberté dans la plaine avec beaucoup de moutons et de chevaux. Lorsqu’on eut fait venir le bétail de Californie, le docteur M’Langhlin, facteur en chef, ne voulut pas permettre qu’on tuât des bestiaux avant qu’ils n’eussent atteint le nombre de six cents, d’où leur immense multiplication. Pendant les cinq mois d’automne et d’hiver, il pleut continuellement, mais il y a peu de gelée ou de neige ; pendant les autres mois, le temps est sec et brûlant.

Les Indiens à tête plate habitent les bords de la Colombie, à partir de son embouchure est jusqu’aux Cascades, sur cent cinquante milles : ils s’étendent en largeur jusqu’à la rivière Walhamette et à travers le district, entre la Walhamette et le fort Astoria, aujourd’hui fort Georges. Au nord, ils remontent le long de la rivière Cowlitz et dans le pays, ils sont resserrés entre cette rivière et le détroit de Puget. Les Têtes-plates se divisent en tribus nombreuses, chacune résidant dans sa localité particulière et différant plus ou