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LES INDIENS DE LA BAIE D’HUDSON.
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tandis que M. Lewis saisissait l’autre. La punition consista simplement à les rosser d’importance. Le châtiment de ces hommes peut sembler sauvage et excessif à ceux qui vivent dans le monde civilisé ; mais c’est seulement avec un traitement pareil qu’on peut maintenir dans l’ordre des hommes comme ceux-là ; surtout dans un voyage à l’intérieur, où il importe à tout prix de prévenir les désobéissances ou les désertions.

6 juillet. — Il pleut fortement toute la journée et le vent devient si violent que nous sommes obligés d’aborder, dans un sol bas et marécageux, au milieu de myriades de moustiques.

7 juillet. — Après avoir traversé une mission méthodiste, nous arrivâmes au portage des Dalles. Trente Indiens se mirent aux bateaux, chaque homme recevant pour travail cinq balles et de poudre. Les Indiens des Dalles ne se déforment pas la tête. Le pays commence à devenir stérile et sans forêt. On prend du saumon en grande abondance dans les rapides.

8 juillet. — Arrivés aux chutes, nous ne trouvâmes aucune difficulté pour le transport de nos bateaux, grâce aux Indiens qui nous aidèrent de grand cœur. À une époque antérieure, cette tribu était plus remuante qu’aucune autre des bords de la Columbia. À ce portage, soixante hommes armés devaient protéger les marchandises. C’est à et endroit même que fut tué l’homme à la boîte d’étain, mentionné dans l’Astoria de Washington Irving. Nous dûmes acheter du bois des Indiens pour cuire notre souper, car on ne voyait dans le voisinage ni arbre ni buisson. Ces Indiens ne peuvent avoir du bois flotté pour leur propre usage que quand la rivière est haute et qu’elle le met à leur portée ; ils estiment tout naturellement le bois un très-