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LES INDIENS DE LA BAIE D’HUDSON.

En revenant, je trouvai que la brave femme n’avait pas perdu de temps, et bientôt, assis sur une pile de peaux de bison, devant un grand feu, je commençai le plus délicieux repas qu’il m’ait jamais été donné de faire. Je songeai alors avec joie aux dangers et aux souffrances par lesquelles je venais de passer. Je ne m’expliquai que par la terrible nécessité et l’instinct de la conservation la façon dont j’en étais sorti.

Combien les hommes mangèrent de poissons, je ne saurais le dire ; mais, une fois rassasiés, ils se mirent à dormir. Au milieu de la nuit, ils me réveillèrent pour me demander si je ne voulais pas me joindre à eux dans un nouveau repas, mais je refusai au grand étonnement de la femme qui m’avait cru malade parce que je n’avais mangé que quatre poissons sur sept préparés par elle. Le matin, toutefois, à cinq heures, je refis encore un déjeuner consciencieux, et quelle joie alors de me recoucher et de dormir encore, au lieu d’escalader les cruels bourdigneaux !



CHAPITRE XXII.


30 novembre, 1er décembre. — Je restai au fort pour guérir mes pieds, ce qui arriva bien vite, car je ne fis guère autre chose que dormir et manger des poissons