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LES INDIENS DE LA BAIE D’HUDSON.

vingt-six en une nuit, sur cent pièges qu’il avait tendus.

Leurs peaux, comme celles des lapins du Canada, sont bien inférieures à celles d’Europe. Le seul emploi qu’on en fasse est dans la confection des habits de peaux ; on coupe les peaux en lanières, puis on les tresse ensemble, de manière à conserver le poil en dehors, des deux côtés du vêtement. Les habitants du fort cultivent de l’avoine et des pommes de terre, mais sans pouvoir décider les Indiens à les aider. Je restai à cet endroit dix-huit jours, attendant le passage du canot qui porte annuellement à Hachim les lettres des postes intérieures.

10 septembre. — Le canot attendu arrive le soir avec M. M’Tavish. Il venait de la factorerie d’York, où il avait séjourné quatorze années ; il nous donne les détails les plus tristes sur le climat. Il se rendait au Sault-Sainte-Marie, dont on venait de lui donner le commandement, afin qu’il fît entrer là un peu de civilisation.

11 septembre. — Partis à six heures du matin et traversé le lac de la Pluie ; campé après deux portages.

12 septembre. — Partis à trois heures du matin, par une matinée froide et du brouillard ; il gèle beaucoup pendant la nuit. Nous déjeunons à la grande chute. Ensuite la journée est pénible : quatre portages avant de camper le soir à neuf heures ! les hommes ont travaillé dix-huit heures de suite. Quelques Indiens nous procurent une bonne provision d’excellent poisson blanc. Nous déployons toute notre énergie par la crainte des gelées qui arrivent. Après de dures fatigues, nous atteignons, le 18, le portage de la Montagne.