Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/163

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— Ah ! vous êtes plus malin que notre chien ; voilà quatre jours qu’il court après celui qui a son gîte dans notre verger, et il n’a pas encore pu l’attraper !

(Conté en 1879 par Élisa Durand, de Plévenon.)


Le second épisode de ce conte présente une singulière ressemblance avec la scène de l’avocat et du berger dans Maistre Pathelin. Quant aux énigmes de la dernière partie, elles se retrouvent, avec des formes presque semblables, en d’autres contes. Cf. Mélusine, col. 279 ; les Aventures d’un petit garçon, conte de l’Amiénois recueilli par H. Carnoy ; Fanch Scouarnec, conte breton de Luzel (Ibid., col. 465) ; Cénac-Moncaut, Juan le Fainéant ; Bladé, Joan lou pigre, conte recueilli en Armagnac ; M. Reinhold Kœhler, qui a fait suivre le conte de Fanch Scouarnec d’un savant commentaire, cite encore (Mél., col. 476) des variantes allemandes et suisses.

Les mêmes énigmes se retrouvent aussi dans deux contes gallots que j’ai en portefeuille : le Fermier et son domestique et le Fermier rusé ; et dans Blancpied, conte lorrain de M. Cosquin. (Cf. les citations à la suite, p. 252.)

L’équivoque sur les oreilles et les perdrix figure dans les Deux Predrix, p. 15 des Contes balzatois de J. Chapelot, publiés à Angoulême en 1871 ; seulement les rôles sont intervertis : c’est le curé qui a peur pour ses oreilles.