Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/235

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II. La Fève.

Il était une fois un petit bonhomme qui avait autant d’enfants qu’il y a de pertuis dans un crible.

Comme il s’en allait chercher son pain, il rencontra un mendiant qui lui donna une fève et lui dit de la planter dans son jardin, lui assurant qu’elle croîtrait si vite qu’en peu de temps elle arriverait jusqu’au ciel.

L’homme sema la fève, qui crût très-promptement, et bientôt elle cacha sa tête dans les nuages ; alors il grimpa tout au long et alla frapper à la porte du paradis.

— Qui est là ? demanda le bon Dieu qui vint lui ouvrir.

— C’est un petit bonhomme qui a autant d’enfants qu’il y a de pertuis dans un crible.

— Tiens, lui dit le bon Dieu, voici une serviette ; quand tu auras besoin de manger, tu la poseras sur la table en disant :