Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/301

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III. — La Fille pressée.
Il est pourtant temps,
Pourtant temps, ma mère,
Il est pourtant temps de me marier.
— Ma fille, nous n’avons point d’argent, (bis)
— Ma mère, il y a du froment :
Que ne le vend-on ?
Que ne me marie-t-on ?
Il est pourtant temps, etc.
— Ma fille, nous n’avons point d’habit. (bis)
— Ma mère, nous avons du lin gris :
Que ne le file-t-on ?
Que ne me marie-t-on ?
Il est pourtant temps, etc.
— Ma fille, nous n’avons point d’maison. (bis)
— Ma mère, il y a des maçons :
Que ne les demande-t-on ?
Que ne me marie-t-on ?
Il est pourtant temps, etc.
— Ma fille, nous n’avons point de vin. (bis)
— Ma mère nous avons du raisin ;
Que n’en fait-on ?
Que ne me marie-t-on ?
Il est pourtant temps, etc.