Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/39

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L’un des gens de Plévenon dit qu’il était père de famille, et que souvent il avait bien du mal à gagner du pain pour lui et ses enfants.

— Quand ta femme sera de nouveau enceinte, dit la dame, reviens ici ; j’aurai à te parler,

Elle lui donna de l’argent avec lequel il se mit à l’aise. Quand sa femme fut enceinte, l’homme retourna à la houle, où la dame lui demanda à être la marraine de l’enfant.

Le mari, de retour à la maison, raconta à sa femme ce que les fées lui avaient dit. Mais elle répondit :

— Ce sont des fées ; je ne veux pas donner mon enfant aux fées.

Alors les dames de la grotte, irritées de ce refus, leur ôtèrent tous les présents qu’elles avaient faits, et ils redevinrent pauvres comme auparavant.

(Conté par Scolastique Durand, de Plévenon, âgée de soixante-douze ans, 1879.)

Habasque, au t. III, p. 127 de ses Notions historiques sur les Côtes-du-Nord, raconte que l’on prétend à Erquy que la Goule de Galimoux s’étend jusque sous le village de Thieuroc, et pour le prouver on affirme que, de ce village, on y a entendu un coq chanter. Dans Roch-Toul, p. 103 des Fantômes bretons de M. Dulaurens de la Barre, il est aussi question d’un coq qui a été porté dans une grotte, et qu’on entend chanter sous le maître-autel de Guimiliau.