Page:Paul Sébillot - Littérature orale de la Haute-Bretagne.djvu/403

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



— Non, répondit-il ; je voudrais voir le four dans lequel ils ont été cuits.

— Mettez-le dehors.

— Je vais bien y aller tout seul.

Un héritier était allé au presbytère pour savoir combien lui coûteraient les messes qu’il voulait faire dire pour le défunt.

— Combien les messes ? demanda-t-il.

— Trente sous.

— Et les vêpres ?

— Les vêpres sont pour rien.

— Alors, dites des vêpres.

Une femme riche perdit son mari ; elle allait souvent prier pour lui et demandait au recteur s’il était en paradis ou en purgatoire.

— Je sais bien où il est, dit le prêtre, et je vous le dirai si vous voulez me payer.

On convint de la somme de six cents francs que le prêtre reçut et compta.

— Où est mon homme ? demanda la femme.

— À la porte du paradis, où on est à lui scier les cornes pour qu’il puisse y entrer. (Ercé.)