Aller au contenu

Page:Peacock - Robin Hood, ou La forêt de Sherwood, 1826.djvu/284

La bibliothèque libre.
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
268

été bien surpris en voyant sortir du halier un grand et vigoureux moine qui brandissait en l’air un bâton noueux.

« Qui es-tu ? demanda le chevalier.

— Je suis, dit le moine, le chef de l’église militante de Sherwood. Mais qui es-tu toi-même qui es assez osé pour diriger tes armes contre notre belle reine ?

— Que dis-tu ?

— Je dis que c’est la belle reine de la forêt contre laquelle je te surprends en rébellion ouverte. Mais dis-nous donc qui tu es ? Parle à ton tour.

— Oui je parlerai, et ce sera pour déclarer que dans tous les combats singuliers que j’ai livrés en Terre-Sainte et en terre profane, aux chrétiens et aux infidèles, jamais aucun adversaire ne m’arrêta si long-temps ! Quoi ! c’est une femme ; je n’en peux revenir !