Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/102

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, n’a donné ni un grand capitaine ni même un grand batailleur. Ses voisins, Normands ou autres, remplissaient l’Europe du bruit des horions qu’ils donnaient ou recevaient ; c’étaient gens d’aventure, grands pillards et grands cogneurs devant Dieu, courant, qui en Portugal, qui en Sicile, qui en Angleterre, qui en pays Sarrasin, conquérir duchés et royaumes. Au milieu de ces puissants seigneurs le pauvre Capet est bien tranquille : il ne fait pas parler de lui. La patience et la politique, il est vrai, sont héréditaires dans la race. Mais à quoi bon ? Qu’avait-il pour lui ? Un titre, un souvenir, peut-être une espérance.

Eh bien ! Quelques siècles après, le roi de France était le souverain le plus absolu qui fût.

Comment cela s’est-il fait ? Par la tradition un instant disparue du despotisme romain.