Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/109

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


et l’ouvrier. Le mouvement naturel des choses amène la division. Avec la marche de la civilisation, sont nées les premières fortunes commerciales ou financières. La richesse a séparé les classes ; les patrons songent de suite à s’assurer contre leurs ouvriers et à leur interdire d’ouvrir boutique à volonté. Pour cela que font-ils ? Ils changent les conditions de la maîtrise.

Que fallait-il au début pour fonder un établissement à soi ? — Savoir le métier et avoir une mise de fonds sérieuse.

Que faut-il deux siècles plus tard ? — Prouver qu’on sait le métier en faisant un « chef-d’œuvre. » Le « chef-d’œuvre » est dans chaque métier, un travail difficile, long et puéril, qui peut coûter de trois mois à un an de peine. Il faudra donc que l’ouvrier qui veut devenir patron soit assez riche, non-seulement pour s’établir, mais encore