Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/152

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Le court examen historique que nous avons fait (en hâtant la route), permet au moins d’entrevoir ce qui ressort de tous les souvenirs du passé : combien est fausse cette idée répandue, que l’ordre tel que peuvent le donner une autorité très-absolue, un pouvoir très-centralisé, une administration très-organisée, est l’état le plus favorable au développement de la richesse. Cet ordre existait dans l’Empire romain et dans la monarchie du xviie siècle. Il a tué les pays où il s’est assis. Au contraire, les républiques grecques, dans de perpétuelles dissensions intestines, les républiques italiennes du moyen âge, avec leurs guerres civiles sans fin, les États-Unis modernes, avec leurs libertés illimitées, et les écarts et les violences qu’elles permettent, ont dominé, par le développement magnifique de leur prospérité économique, toutes les monarchies voisines si bien ordonnées.

Pourquoi ? Parce que les premières con-