Page:Pelletan - Les Associations ouvrières dans le passé.djvu/41

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il faut des montagnes d’or au souverain, — au demi-Dieu — dont rien ne borne l’autorité et dont les caprices deviennent sacrés ; il en faut à son entourage des gros dignitaires, des grands seigneurs, des chambellans, des gouverneurs, qui vivent de lui. Trouvez donc les sommes nécessaires à ces frais immenses dans des populations dont la partie la plus rétribuée se compose de fonctionnaires qui vivent de l’État ; où la terre, accaparée par de gros propriétaires et travaillée par des esclaves, est mal cultivée ; où la manie de la réglementation entrave et tue l’industrie !

L’impôt amène la misère, la misère donne le dernier coup à la production et rend plus impossible le paiement de l’impôt qui suit. Il arrive un moment où la ruine est universelle, où les champs se dépeuplent, où les ateliers se vident, où l’État se décompose comme un cadavre. Mais le