Page:Pere De Smet.djvu/414

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Ceux qui accusent la religion de détruire les liens naturels liraient avec profit les lettres du P. De Smet. Jamais missionnaire ne resta plus attaché à sa famille. À deux mille lieues de son pays, il semble toujours vivre avec les siens ; le moindre détail l’intéresse ; pas de fête à laquelle il ne prenne part, pas de deuil auquel il ne s’associe.

Toujours sa prédilection, comme celle du Maître, semble aller aux plus jeunes.

Il vient d’apprendre la naissance de deux petits neveux. « Au nom de Dieu, écrit-il, je les bénis de loin. Je vous prie de m’envoyer leurs noms, pour que je les ajoute à ma liste au mémento de la messe ».[1]

Il les aime, ces êtres innocents, avant même qu’ils aient vu le jour : « La petite image ci-incluse est destinée au premier enfant d’Elmire. Vous voudrez bien la lui présenter, comme un souvenir de ma part, le jour de sa naissance ».[2]

Paul a douze ans ; il s’est, pour la première fois, approché de la sainte table :« Dites-lui qu’il doit offrir une communion pour son oncle Pierre, qui offrira dix messes pour lui ». [3]

À Charles, qui va se marier : « Je partage, dit-il, la joie que cet événement apporte à toute la famille. Le jour du mois de mai où doit avoir lieu le mariage n’étant pas indiqué dans votre lettre, j’offrirai chaque jour le saint sacrifice pour votre bonheur et pour celui d’Alice. Le mouvement du bateau, sur lequel j’ai fait

  1. À Gustave Van Kerckhove. — Saint-Louis, 11 déc. 1859.
  2. À Charles et Rosalie Van Mossevelde. — Bardstown, 20 avril 1855.
  3. À son neveu Charles. — Saint-Louis, 22 avril 1854.