Page:Petit-Breton - Comment je cours sur la route, 1908.djvu/29

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cation quelconque. Tout ce que je puis faire c’est d’attirer l’attention des aspirants champions sur le guidon et sur la selle. Le guidon doit être suffisamment large pour que la position des bras ne gêne pas la respiration ; la selle doit être éprouvée de longue date. Celle avec laquelle j’ai accompli mon Tour de France cette année me sert depuis au moins deux ans.

Il faut s’attacher à ne monter ni trop haut ni trop bas ; il faut trouver la multiplication qui convient le mieux à ses propres moyens : j’ai adopté 5 mètres pour les étapes ordinaires, au grand maximum 5 m. 30, pour les étapes dures 4 m. 50 ou 4 m. 75.

Les mains doivent se poser naturellement sur le guidon les bras ne doivent pas être tendus ou alors on souffre horriblement des poignets ; il faut monter assez haut si l’on veut éviter les maux de genoux ; dont ont souffert tant de concurrents de la grande épreuve de l’Auto.

Un mot, en passant, relativement aux genoux. Si vous éprouvez le moindre picotement à la suite d’une longue promenade, n’hésitez pas un seul instant, massez-vous les rotules avec des serviettes bien chaudes. Il n’y a pas d’autre traitement.

Le costume.

En ce qui concerne l’habillement du coureur sur route, il ne diffère en rien de celui du « pistard » : maillot à manches, culotte courte ou maillot de jambes. Je préfère, quant à moi, la petite culotte de piste et les genouillères de flanelle.

Si la température est fraîche, mettez-vous à même la peau quelques journaux ; le vent n’aura plus aucune prise sur vous.

La coiffure ? Une simple casquette de cycliste. Votre mouchoir en guise de couvre-nuque si, comme à travers la Crau, par exemple — mais je ne vous souhaite pas de tenter l’aventure si vous n′y êtes