Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/11

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)658] MÉMOIRES

dire en bon français qu’il étoit parti de Madrid cavalièrement pour le voir couronner empereur, sans s’imaginer y trouver que des diiucultes très-aisëes a surmonter.

Le comte de Peneranda fit son entrée à Francfort avec le marquis de Las-Fuentes son collègue, avant celle de l’Empereur ; mais comme !enrs gens étoient vêtus de deuil et que leurs habillemens se sentoient un peu de la fatigue et de la longueur du voyage, elle n’attira pas l’admiration des spectateurs.

Le roi de Hongrie fit la sienne ensuite l’archiduc étoit seul avec lui dans son carrosse. E) !c étoit composée de quantité de chevaux de main et de trompettes, de beaucoup de carrosses à six chevaux ; mais le tout en deuil, et lugubre au possible.

II y avoit eu une grande contestation avec le magistrat de Francfort, qui ne vouiloit point permettre que deux régimens de cuirassiers bien montés et bien armes, qui avoient accompagné le roi de Hongrie pendant sa marche, entrassent avec lui dans) : ! ville. Le roi de Hongrie s’adressa à l’électeur de Mayence, et le pria instamment de faire en sorte que le magistrat y consentit ce que l’électeur de Mayence obtint dudit magistrat, sous la condition qu’ils entreroient par une porte et sortiroient par l’autre. Ces précautions du magistrat.ne furent pas hors de propos pour empêcher qu’ils n’y fissent plus de séjour ; et pour leur en ôter toute espérance, toutes les chaînes des rues qui aboutissoient à celles où ils d’evoient passer étoient tendues avec des corps-de-garde derrière, et trois cents mousquetaires suivoient le dernier régiment, qui les hâtoient d’aller ; enteJle sorte qu’ils