Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/129

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f ’i6 NOTICE

de Chouppes, qui commandoit l’artillerie, et qui aussi a laissé des Mémoires, rapporte les faits d’une manière fort différente. Il prétend que lorsque Je camp eut été submergé, et les troupes dispersées par l’orage, Du Plessis, entièrement découragé, assembla un conseil de guerre, et y fit décider la levée du siège ; que lui, comme chef de l’artillerie, refusa d’exécuter l’ordre qu’il reçut de faire enterrer les canons et sauter les poudres ; qu’il parvint à obtenir quelques jours de délais, dont il profita pour appeler au camp le comte d’Harcourt, vice-roi de la Catalogne, qui fit revenir sur la funeste résolution qu’on avoit prise. Il n’est fait aucune mention de ces divers Incidens dans les Mémoires de Du Plessis il paroît même peu probable que ce général, qui ne devoit avoir le bâton de marécha) qu’après la réduction de Roses, ait pu se déterminer fournir lui-même un prétexte plausibte à Mazarin pour différer sa promotion, en levant le siège malgré l’opposition formelle de plusieurs de ses principaux ouiciers. Quoi qu’il en soit, nous donnerons la relation du marquis de Chouppes à la suite des Mémoires de Du Plessis le lecteur prononcera.

Lorsque la ville eut capitulé, Du Plessis la mit en état de défense, revint à Paris, reçut enfin le bâton. de maréchal de France, obtint en outre d’autres faveurs de la cour, et fut renvoyé sur-le-champ en Italie pour terminer la campagne de)6/~5. En 16~6, il fit la guerre pendant quelques mois dans le Piémont ; puis il passa en Italie, où il partagea le commandement de l’armée avec le maréchal de La MeiDeraye. Les deux généraux avoient un pouvoir à peu près égal, ils s’accordèrent parfaitement, et quoique la- saison fût déjà