Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/22

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DU MARÉCHAL DE GRAMONT. [)658J

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aucun de ses sujets mais quoiqu’il chantât la même chanson que Peneranda, et que toutes les audiences qu’il demandoit aux électeurs ne fussent à autre fin que pour tâcher de leur persuader que c’étoient toutes moqueries que les propositions de paix que le maréchal de Gramont et M. de Lyonne faisoient, il ne leur faisoit pas grand mal’ ; car, outre qu’il étoit peu persuasif de son naturel, les ambassadenrs l’avoient assez fait eônnoitre pour véritable Espagnol ; et Sa Sainteté n’avoit pas plus de crédit que de raison sur les personnes d’où dépendoit le. bon ou le mauvais succès des anah’es de France.

Enfin ce qui est de certain, c’est que le maréchal de Gramont non plus que M. de Lyonne n’ont point eu à se reprocher d’avoir omis aucune des choses riécessaires pour faire counoître aux électeurs que Sa Sainteté jouissoitpaisib]ement de toutes les douceurs du pontificat, sans se mettre trop en peine de la durée de la guerre entre la France et l’Espagne.

Aussi le maréchal de Gramont n’a jamais pu se résoudre à parler sérieusement avec ledit nonce ; et les plus grandes ]ouanges (traitant avec lui) qu’il ait données à Sa Sainteté étoient d’avoir fait cette belte ordonnance, et si nécessaire à la chrétienté, que les cardinaux, pour soutenir leur éminente dignité, ne porteroient jamais le deuil de leurs pères ; que les rues de Rome se mettroient dans une juste proportion et alignement ; etqu’enfin, après un long et pénible travail, on avoit découvert sous son pontincatJe propre et véritable mot de perruque en !a.tin(’).

(ï) Ce pape étoit Alexandre VII on a dit de lui qu’t7 étoit petit AtM les p/M~r<M~M choses, et grand Atftf les p<t< ! ~<-<t<M.

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