Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/35

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1658] MÉMOIRES

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difEcultés, dont les plus épineuses leur venoient du côté des Suédois.

Il y a une petite ville située entre Francfort et Mayence, qu’on nomme Hœchst, où ils s’assembloient souvent avec Bièrenklou, le baron de Bennebourg, le comte Egon de Furstemberg, son frère le comte Guillaume, et les ministres des princes de la ligue, laquelle ils eurent enfin le bonheur de signer a Mayence le 15 d’août de l’année 1658. Ils firent aussi l’accommodement des électeurs de Mayence et palatin ce qui ne leur donna pas une peine médiecre, étant deux personnages, chacun dans son espèce, d’aussi difficile convention qu’il s’en pût trouver. Et comme le sceau des réconciliations en Allemagne est d’ordinaire un grand repas, quoique entre gens fort sobres, l’électeur de Mayence en fit un à l’électeur palatin audit lieu de Hœchst, où les ambassadeurs de France se trouvèrent, comme garans de la sincère amitié que les deux électeurs se promirent dans la chaleur du vin.

J’ajouterai ici quelques articles de la ligue que le maréchal de Gramont et M. de Lyonne conclurent, afin que l’on puisse voir clairement que ce que les Espagnols croyoient leur être du dernier préjudice devint leur salut, puisque cette ligue leur ayant ôté toute espérance de recevoir aucun secours d’Allemagne, et par conséquent ne se, trouvant plus en état de défendre la Flandre, ils songèrent sérieusement et solidement à mettre tout en œuvre pour avoir la paix à quoi ils parvinrent un an après, par l’entremise du cardinal Mazarin et de don Louis de Hare.