Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/52

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DU MARÉCHAL DE GRAMONT. ~165~]

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comme Madrid, qui est le séjour des rois d’Espagne mais il est impossible de concevoir et encore moins d’exprimer la joie et le ravissement de tout ce peuple. L’on n’entendoit de tous côtés que crier en espagnol : ~ïf~ el marescal de.~gr~/KO~ (’), que es de nues<yu ~/ïgre, que nos trahe.la pas y la bodas de nuestra serenissima Infanta con el rey CA~<c[-M ! MO~ tan brave, tan ~/ze ?o~ tan moce/ Dios los bendiga à todos ! L’on peut dire qu’il ne fut jamais d’alégresse publique plus parfaite et bien qu’on se fût attendu à être bien reçu, vu le sujet de ~ambassade, l’on ne s’imaginoit pas trouver des transports de joie si véritables et si extraordinaires que ceux qui paroissoient sur les visages et dans tous les mouvemens de tant de personnes.

H est vrai que la manière dont l’entrée se fit parut charmante a tout le monde ; et l’on peut dire aussi sans flatterie qu’elle eut toutes les grâces de la nouveauté. Le maréchal de Gramont étoit toujours tête nue, pour répondre à toutes les civilités qu’il recevoit des dames et des cavaliers. Enfin il arriva au palais, et entra à cheval dans. une manière de vestibule qui est au pied du grand escalier, où il rencontra l’amirante de Castille, que le roi d’Espagne avoit destiné pour le recevoir, accompagné de tons les grands quiétoient pour lors à la cour, savoir, le marquis de Liche, le comte de Monterey, le connétable de Castille, le duc d’Aurante, le duc d’Alva, leduc de Montalte, le : mar(t) ~tt~ e~ marescal de ~~r-me/ !<, etc. : Vive le maréchal de Gramont, qui est issn du même sang que nous, qui nous apporte la paix et qui vient conclure le mariage de notre sérénissime Infante avec te~ roi Très-Chrétien, si bon, sr bcan et si jeune Dieu)es bénisse tons T. 5~.