Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/70

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DU MARÉCHA.L DE GRAMONT. [’65~]

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1er du conseil dans lequel il se traite de ces matières, et d’expliquer quelles ont été les précautions qu’ils ont apportées pour la maintenir dans sa pureté. Le tribunal de l’Inquisition a été le principal fondement sur lequel ils ont prétendu élever et soutenir cette grande machine de domination, dont les pères de ceux qui vivent aujourd’hui s’étoient pu flatter, mais qui n’a pas réussi si tacitement a ceux qui les ont suivis, comme l’expérience dans les derniers temps a fait connoître en tant de différentes rencontres. Il connoit de toutes les matières de foi ; il est gouverné par un ministre supérieur qui s’appelle inquisifeMr~ëner~ et lequel souvent est fort ignare et non lettré son pouvoir s’exerce en vertu de bulles apostoliques, conformément à la nomination du Roi et à la fondation dudit tribunal. Six conseillers, qui doivent être ecclésiastiques, et dont le savoir est fort médiocre, et les connoissances sur le fait de la religion tout-à-fait bornées, assistent l’inquisiteur général, pour le moins aussi ignorant que ses adjudans ; mais en revanche ils sont d’une gloire, d’une présomption et d’une suffisance qui passe toute imagination. Sa Majesté Catholique les nomme, mais l’inquisiteur major les propose ; comme aussi deux conseillers de Castille qui assistent au même tribunat pour la connoissance de certaines causes, mais non pas généralement de toutes. Il y a un secrétaire, un fiscal, et autres ministres nécessaires pour l’expédition des’affaires. D’autres tribunaux inférieurs dépendent de cet inquisiteur général, et sont distribués dans tout le reste du royaume, chacun ayant son territoire séparé, comme par exemple sont les inquisi5.