Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/79

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t65g] MÉMOIRES

royaume, que l’épée a fondé et que l’épée a conservé, où les emplois des conseils sous le règne précédent n’étoient possédés que par des gens de robe : mais Je grand prince qui, par le droit de sa naissance et par ses éminentes qualités, vient d’être appelé à la régence du royaume (i), travaillant sans relâche sur les mémoires du plus juste et du plus religieux prince que jamais la France auroit possédé, et que la mort nous a ravra la fleur de son âge, vient d’établir cette même forme de gouvernement, en mettant, à la tête et dans tous les conseils par lesquels cette puissante monarchie est gouvernée, les princes du sang et les plus grands seigneurs du royaume.

Je vais maintenant passer à certaines particularités que j’ai remarquées concernant la manière de vivre des personnes de la première qualité en Espagne, et des mœurs en général de cette nation, fière, superbe et paresseuse.

La valeur lui est assez naturelle ; et j’ai souvent ouï dire au grand Condé qu’un Espagnol courageux avoit encore une valeur plus fine que les autres hommes. La patience dans les travaux, et la constance dans l’adversité, sont des vertus que les Espagnols possèdent au dernier point. Les moindres soldats ne s’étonnent que rarement des mauvais événemens, qu’ils attribuent à quelque cause fort éloignée, souvent même hors de la vraisemblance, et se consolent dans l’espoir d’un prompt retour de leur bonne fortune ce que nous avons vu plusieurs fois dans le cours des guerres passées, et entendu dire assez plaisamment, à (t) La re-e/tee du royaume Le duc d’Orléans, régent après la mprt ~e Lonis x.tï.