Page:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 2e série, tome 57.djvu/89

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t65g] MÉMOIRES

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~(’) tan limitadas, qu’on les peut passer sous silence.

La naissance de don Louis Mendès de Hare’ est illustre il avoit une connoissance parfaite des affaires du dedans de la monarchie d’Espagne, et une médiocre des étrangères ses résolutions étoient lentes et incertaines ; son travail assidu, mais dont les preductions ne. passoient point pour merveilleuses ; le crédit qu’il avoit près de son maître étoit sans bornes son gouvernement beaucoup moins sévère que celui du comte d’Olivarës ; beaucoup de probité et d’honneur. ferme dans ses paroles ; les biens qu’il possédoit excessifs, mais ils lui venoient plutôt par héritage que par faveur. Ses deux fils étoient mariés ; le marquis de Liche avoit épousé la fille du duc de Medina-Celi, qui étoit la plus belle femme de toute l’Espagne, et le comte de Monterey l’héritière qui lui fait porter ce nom, et tous deux sans enfans c’étoient les deux plus vilains hommes que j’aie vus de ma vie ; mais. en récompense, mesdames leurs sœurs étoient encore incomparablement plus laides l’aînée étoit mariée au comte de Niebla, fils aîné du duc de Medina-Sidonia et si quelque chose pouvoit surpasser la laideur de la femme, ce seroit l’incapacité du mari. Telle étoit composée la famille de don Louis, qui a eu le bonheur de conclure, dans le piteux état des affaires de son maître, une paix qui, à la vérité, n’étoit pas si avantageuse que les précédentes mais ce n’étoit pas sans raison qu’il avoit suivi l’exemple du sage chirurgien qui coupe hardiment un bras pour sauver la vie à son malade ; et qui considérera la Flandre sans O) ~tene/t partes, etc. Leur intelligence est si rétrécie.