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pédagogie sportive

avez le moyen d’alterner le chant avec des sonneries de trompes de chasse lui répondant de loin, n’hésitez pas. C’est l’effet le plus eurythmique que vous puissiez attendre.

Distributions de prix.

Écueil fatal sur lequel il est si difficile de ne pas sombrer : cérémonie où le prestige manque généralement et où la vulgarité cherche toujours à s’introduire. Il y faut en tous cas le groupement des lauréats en costumes de sport formant tableau vivant, au centre. Mais si l’on veut qu’en face de leur groupe évocateur de jeunesse et d’aisance, ne détonne pas celui des « officiels » chargés de remettre les prix, la précaution à prendre serait de faire descendre — au lieu de monter — les premiers vers les seconds. L’aménagement d’un large demi-cercle au bas des tribunes permettrait d’agencer la chose. Encore conviendrait-il que des « maîtres de cérémonies » avisés et l’œil aux aguets surveillassent les mouvements d’un chacun. Que si l’autre formule prévaut, la plus grande minutie de détail s’imposera en ce qui concerne les gestes à accomplir et la disposition matérielle de l’estrade, et des marches y donnant accès[1]. L’éloquence est ici bien redoutable ; point de harangues vaudrait mieux ; s’il en faut une, qu’elle soit brève et unique.

  1. Les distributions de prix aux Jeux Olympiques ont toujours été mal réussies hormis celle de la ive Olympiade (Londres 1908), présidée par la reine Alexandra, fort bien conçue et réglée.