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histoire des exercices sportifs

temps d’Arnold, est en train de s’édifier et dont on peut difficilement aujourd’hui apprécier les particularités architecturales si l’on fait abstraction de ses fondations scolaires.

Le collège anglais ainsi transformé a vécu indemne jusqu’au début du xxe siècle[1] ; depuis lors il tend à se détériorer sous l’action d’influences extérieures[2] ; ses rouages sportifs ne fonctionnent plus comme ils devraient, mais l’institution est encore assez forte pour trouver en elle-même les aliments de sa rénovation éventuelle.

L’adhésion des États-Unis.

Après un vague et vain essai aux environs de 1825 pour s’intéresser à la question de l’éducation sportive,

  1. En 1889, à l’occasion du Congrès des Exercices Physiques annexé à l’Exposition universelle de Paris, une enquête fut faite dans tous les pays anglo-saxons aux fins de savoir sous quel aspect s’y présentait la vie de collège. Plus de 90 établissements d’Australie, du Sud Afrique, du Canada, de l’Inde, de la Jamaïque, de Hong Kong répondirent, donnant l’impression d’une grande unité de vues et d’une fidélité complète bien que généralement inconsciente aux principes posés par Arnold.
  2. Is too much time given to games ? a demandé en 1911 un grand journal anglais s’adressant aux personnalités les plus en vue. Le dossier formé par les réponses est intéressant. La majorité des interrogés conclut que le mal vient à la fois des spectateurs et de la presse, les compte-rendus de celle-ci contribuant à accroitre indéfiniment le nombre de ceux-là ; double élément corrupteur dont souffre le sport et qui annule sa mission éducatrice.