Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/1131

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il nous paraît ; c’est une grande fermeté de caractère.

La vérité est l’affirmation et la négation, la connaissance du vrai.

La volonté est un mouvement de l’âme vers un but raisonnable ; un désir raisonnable, un désir conforme à la raison et à la nature.

Un conseil est l’avis qu’on donne à un autre avant l’action, pour lui indiquer la conduite qu’il doit tenir.

L’opportunité est l’instant precis ou on doit recevoir ou faire quelque chose.

La circonspection est ce qui preserve du mal, c’est le soin de notre sûreté.

L’ordre est l’harmonie de fonctions des choses qui sont en rapport, la proportion dans l’ensemble, la raison des rapports des êtres, la méthode pour apprendre.

L’attention est l’application de l’esprit qui veut s’instruire.

Un heureux naturel est la facilite à apprendre, une qualité que nous recevons de la nature en naissant, un mérite naturel.

L’aptitude est une heureuse disposition de l’âme à apprendre rapidement.

Une sentence est une décision definitive sur une chose controversée.

La loi est la détermination du juste et de l’injuste.

L’équité est l’obéissance aux bonnes lois.

Le contentement de soi-même est le plaisir qui accompagne toutes les actions du sage.

La considération est la récompense du bien que fait la vertu, c’est l’estime qui s’attache à la vertu, la parure et la defense des hommes de bien.

Le zèle est l’expression d’une volonté active.

La bienfaisance est une obligeance volontaire, une