Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/215

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THÉÉTÈTE.

J’admets tout cela. Mais avec tant d’apparences différentes, je commence à être en peine de savoir ce qu’enfin il faut penser que le sophiste est réellement.

L’ÉTRANGER.

Je ne m’étonne pas que tu en sois en peine ; mais on peut croire que notre homme n’est guère moins en peine de savoir par où nous échapper ; car le proverbe a raison : il n’est pas facile d’éviter toutes les poursuites. Serrons-le donc de plus près encore.

THÉÉTÈTE.

C’est bien dit.

L’ÉTRANGER.

Mais d’abord, pour faire une pause et reprendre haleine, arrêtons-nous un peu à récapituler sous combien de formes le sophiste nous est apparu jusqu’ici. D’abord, si je ne me trompe, c’a été un chasseur des jeunes gens riches, se faisant bien payer.

THÉÉTÈTE.

Il est vrai.

L’ÉTRANGER.

En second lieu, un commerçant faisant négoce des connaissances à l’usage de l’âme.

THÉÉTÈTE.

Fort bien.