Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/298

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L’ÉTRANGER.

L’idée de l’autre me paraît divisée en quantité de parties comme la science.

THÉÉTÈTE.

Comment ?

L’ÉTRANGER.

La science est aussi une en quelque manière ; mais chacune de ses parties appliquée à un objet quelconque, forme une division à part et reçoit un nom particulier. De là cette foule de sciences et d’arts diversement nommés.

THÉÉTÈTE.

Sans doute.

L’ÉTRANGER.

Eh bien ! n’en est-il pas de même des parties de l’idée de l’autre, qui pourtant est une ?

THÉÉTÈTE.

Peut-être, mais voyons comment cela se fait.

L’ÉTRANGER.

N’y a-t-il pas une partie de l’autre qui cet opposée au beau ?

THÉÉTÈTE.

Oui.

L’ÉTRANGER.

Est-ce une chose sans nom, ou qui a un nom ?

THÉÉTÈTE.

Une chose qui a un nom ; ce que nous appe-