Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/326

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


se composent les corps, le feu, l’eau, et tous les êtres frères de ceux-là, nous savons que Dieu en est l’artisan et le père. N’est-il pas vrai ?

THÉÉTÈTE.

Oui.

L’ÉTRANGER.

Or chacune de ces choses a ses simulacres qui ne sont pas elle, mais qui sont aussi l’œuvre d’un art divin.

THÉÉTÈTE.

Quels simulacres ?

L’ÉTRANGER.

Ceux que nous offrent les songes, et ceux qui nous apparaissent le jour et que nous nommons fantômes naturels, comme les ombres qui se forment dans le feu, et l’image réfléchie, quand la lumière propre à un corps, rencontrant une lumière étrangère sur une surface brillante et polie, produit une image qui fait sur la vue un effet contraire à l’effet ordinaire[1].

THÉÉTÈTE.

Ainsi cela fait deux sortes d’ouvrages de l’art

  1. Traduction littérale de ce passage, fort obscur, et qu'aucun des critiques n'a pu encore expliquer. Tout ce que Heindorf déclare en comprendre, c'est qu'il s'agit du renversement des objets de droite à gauche dans un miroir. On verra dans le Tîmée un passage non moins obscur sur le même sujet.