Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/469

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LE J. SOCRATE.

A ce qu’il paraît.

L'ÉTRANGER.

Mais il reste une autre classe plus embarrassante encore que celle-là, parce qu’elle a une plus étroite parenté avec l’espèce des rois, et qu’elle est plus difficile à distinguer. Et sur cela, il me semble que nous nous trouvons dans la même situation que ceux qui épurent l’or.

LE J. SOCRATE.

Comment ?

L'ÉTRANGER.

Ces ouvriers commencent aussi par séparer la terre, les pierres, et beaucoup d’autres choses du même genre : mais il reste mêlé à l’or ce qui a avec lui de l’affinité, dés métaux précieux, que le feu seul peut en séparer, le cuivre, l’argent, et quelquefois même l’acier, qui, séparés, non sans peine, par l’affinage et l’action du feu, nous laissent voir l’or pur seul et réduit à lui-même.

LE J. SOCRATE.

Oui, c’est ainsi, dit-on, que la chose se passe.

L'ÉTRANGER.

De même aussi dans le cas présent, il me semble que nous avons séparé de la science politique ce qui est tout-à-fait autre qu’elle, ce qui lui est étranger et sans aucun lien d’amitié avec elle ; mais qu’il reste encore d’autres élémens