Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/517

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haut, comme une première halte sur la route assez pénible de cette définition par énumération. Les critiques proposent de retrancher κτητικῆς ; mais c’est avec οἰκειωτικῆς, le mot général qui soutient tout ce morceau, et qui exprime le but dernier de la sophistique : ce but, c’est de s’approprier, οἰκειωτικῆς ; c’est d’acquérir, κτητικῆς. Ce mot est déjà employé à l’entrée même de la définition, Bekker. P. 132. Puis il est modifié par celui de χειρωτικῆς, l’art d’acquérir violemment. Χειρωτικης tout seul, sans κτητικῆς, présenterait le genre inférieur sans le genre supérieur, la modification sans la chose à modifier ; et en grec rien n’empêche que la modification ne précède, comme en français elle suit ; ou plutôt χειρωτικῆς κτητικῆς sont inséparables : c’est le développement de οἰκειωτικῆς. Pour πεζοθηρίας, il est déjà, p. 133, et il devait être reproduit, car il exprime un progrès nécessaire de la définition. Nous voilà à la chasse aux animaux marcheurs ; nous nous approchons de l’homme ; nous y arrivons par ἡμεροθηρικῆς, la chasse aux animaux marcheurs apprivoisés. Supposez que dans ce résumé ἀνθωποθηρίας ne soit pas précédé, comme dans énumération, par ἡμεροθηρικῆς, la transition serait trop brusque et le résumé sans lumière. Le résumé ne doit reprendre que les points essentiels, mais il doit les reprendre tous et dans leur ordre. Je défendrais même μισθαρ-