Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/642

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SOCRATE.

C’est donc à toi et à ceux-ci de remplir la place de l’absent.

TIMÉE.

[17b] Oui vraiment, et nous n’y plaindrons rien de ce qui sera en notre pouvoir. Car il ne serait pas juste qu’après avoir été reçus hier par toi aussi bien qu’on peut recevoir ses hôtes, nous ne fissions pas de notre mieux, tous tant que nous sommes encore, pour te rendre la pareille.

SOCRATE.

Vous rappellez-vous ce que nous disions, et quel sujet nous avions pris ?

TIMÉE.

Nous nous souvenons d’une partie, et toi qui es ici présent tu nous feras souvenir du reste. Ou plutôt, si cela ne t’ennuie pas, reprends tout en peu de mots dès le commencement, afin que nous en soyons mieux assurés.

SOCRATE.

[17c] Volontiers. Le sujet de nos discours d’hier était l’État, quel est le plus parfait et de quels hommes il me paraissait qu’il devait se former.

TIMÉE.

Et tout ce que tu disais, Socrate, nous plaisait fort.

SOCRATE.

N’avons-nous pas premièrement séparé dans