Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/729

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entier, qui, comme nous venons de le dire, est sphérique, soit divisé en deux parties, l’une inférieure, l’autre supérieure. Maintenant, d’où viennent les noms de haut et de bas, et dans quels objets avons-nous pris ce rapport [63b] pour l’appliquer ensuite au monde entier ? c’est ce que nous allons rechercher, en partant des principes que nous venons d’établir. Si quelqu’un s’élevait vers la partie de l’univers qui a été de préférence assignée au feu, et vers laquelle ce corps est emporté lorsqu’il s’en développe une quantité considérable, et que là cet homme eût assez de prise sur le feu pour en saisir des parties et les placer dans les bassins d’une balance, quand il aurait soulevé le fléau de la balance et entraîné le feu au milieu de l’air, substance différente, [63c] il est évident que la plus petite partie s’élèverait avec plus de facilité que la plus grande. Car, de deux parties enlevées à la fois par une même force, la plus petite cède nécessairement davantage à l’impulsion, tandis que la plus grande résiste et tend vers la terre ; on dit alors de cette dernière partie qu’elle est pesante, et que son mouvement est de haut en bas, et de la première qu’elle est légère, et que son mouvement est de bas en haut. La même chose se voit en certaines actions que nous faisons dans le lieu qui nous est assigné. Ainsi, en marchant sur la