Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/863

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La traduction de Ast : neque etiam vertit, nisi vertit, ne présente qu’une tautologie vide de sens.


Page 74. — Cette sorte d’êtres qui est autre que l’idée. Bekker, p. 68 : τὴν ἑτέραν φύσιν τοῦ εἴδους (tên heteran phusin tou eidous).


Tout le monde a bien vu que ces mots se rapportent aux precedens : ἕτερα ὄντα τοῦ ἑνός (hetera onta tou henos). J’en conclus qu’ils ne signifient point, comme le veut Heindorf, alteram illam naturam hujus generis, quatenus πολλὰ (polla) sunt, ni comme traduit Schleiermacher : die verschiedene Natur des Begriffs, l’autre face de l’idée, c’est-à-dire la pluralité ; car l’idée n’a pas deux natures, dont l’une est l’unité, et l’autre la pluralité : l’idée n’a qu’une seule nature, à savoir, l’unité. J’entends donc tout simplement : la nature autre que l’idée. — Plus bas, Bekker, p. 59, sur la proposition de Schleiermacher, et avec tous les critiques, a retranché ἑνός avant ὄντος, malgré Ficin et tous les manuscrits.


Page 77. — Les choses autres que l’un ne sont ni semblables ni dissemblables elles-mêmes à l’un, et il n’y a en elles ni ressemblance ni dissemblance ; car, si elles étaient elles-mêmes semblables et dissemblables, et avaient en elles de la ressemblance et de la dissemblance, elles auraient en elles deux idées contraires l’une à