Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/87

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HERMOGÈNE.

Véritablement, Socrate, tu fais de grands progrès.

SOCRATE.

Il me semble que me voilà déjà loin dans la route de la sagesse.

HERMOGÈNE.

Oui vraiment.

SOCRATE.

Tout à l’heure, tu en verras bien d’autres.

HERMOGÈNE.

Après cette classe de mots, je prendrais grand plaisir à considérer ce qu’il peut y avoir de conforme à la nature des choses dans ces beaux noms qui se rapportent à la vertu, tels que sagesse, φρόνησις, intelligence, σύνεσις, justice, δικαιοσύνη, et tous les autres mots de cet ordre.

SOCRATE.

Tu lances là, mon ami, un terrible gibier. Mais, n’importe, puisque j’ai une fois revêtu la peau du lion, il ne faut pas reculer ; il faut à ce qu’il paraît, nous livrer à l’examen de la sagesse, de l’intelligence, de la connaissance, de la science, et de tous ces beaux noms dont tu parles.

HERMOGÈNE.

Non, il ne faut pas lâcher prise.