Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/890

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ch. 8) : « Une tradition venue de l’antiquité la plus reculée, et transmise à la postérité sous l’enveloppe de la fable, nous apprend que les astres sont des dieux, et que la divinité embrasse toute la nature. Tout le reste sont des mystères ajoutés pour persuader le vulgaire dans l’intérêt des lois et pour l’utilité commune…. » Pour les démons, qui, dans la mythologie païenne, venaient après les dieux, et étaient dieux eux-mêmes, Platon s’en exprime avec une circonspection qui marque à la fois son opinion personnelle et son respect pour les croyances populaires. Quant aux autres démons, il faut s’en rapporter aux récits des anciens, qui, étant descendus des dieux, comme ils le disent, connaissent sans doute leurs ancêtres. On ne saurait refuser d’ajouter foi aux enfants des dieux, quoique leurs récits ne soient pas appuyés sur des raisons vraisemblables ou certaines. Mais, comme ils prétendent raconter l’histoire de leur propre famille, nous devons nous soumettre à la loi et les croire. »


Page 138. — Chaque âme placée dans celui des organes du temps qui convient le mieux à sa nature deviendra nécessairement un animal religieux. Bekker, page 44 : δέοι δὲ σπαρείσας αὐτὰς εἰς τὰ προσήϰοντα ἑϰάστοις ἕϰαστα ὄργανα χρόνου φύναι ζῶον τὸ θεοσεϐέστατον. (deoi de spareisas autas eis ta prosêkonta hekastois hekasta organa chronou phusai zôon to theosebestaton.)