Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/892

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pythagoricienne, à laquelle Platon se rattache. J’inclinerais plutôt à croire que Platon ne la donne ni comme un simple jeu d’esprit, ni comme une doctrine qui lui soit propre ou qu’il veuille sérieusement soutenir, mais comme une opinion plus ou moins vraie, mais spécieuse et considérable, puisqu’elle émane d’une école telle que l’école pythagoricienne, et qu’elle se lie à la doctrine de l’immortalité de l’âme. Platon a emprunté à Pythagore la théorie de la métempsycose comme celle de la réminiscence. C’est là, pour ainsi dire, sa mythologie, quand il ne peut trouver dans celle de son temps les images dont il a besoin, qu’il arrive à la limite qui sépare le certain du vraisemblable, et qu’après avoir épuisé les démonstrations rationnelles, il s’adresse aussi à l’imagination et à l’âme dans le langage qui leur convient.


Page 140. — À moins qu’il ne devienne lui-même l’instrument de son malheur. Bekker, p. 46.

Corrigez : de peur qu’il ne devienne lui-même.

Page 141. — « Ces sensations excitèrent alors de grandes et nombreuses émotions qui, venant à se rencontrer avec le courant intérieur, agitèrent violemment les cercles de l’âme, arrêtèrent entièrement par leur tendance contraire le mouvement du même, l’empêchèrent