Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/909

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Les anciennes éditions donnent seulement ἅμα τῶν φλ. ; Bekker ἅμμα, d’après plusieurs manuscrits, parmi lesquels celui de Paris ; Toup propose νᾶμα ; trois bons manuscrits donnent ἀρχὴν ἅμα τῶν φλ., etc., lecon que Stalbaum a adoptée. Je ne décide point entre la leçon de Bekker et celle de Stalbaum , bien que j’aie suivi cette dernière dans la traduction. — C’est ici que commence à se faire sentir l’importance de l’ouvrage de Galien, De placitis Hippocratis et Platonis, particulièrement au livre VIII. Une édition spéciale de cet écrit précieux serait un grand service rendu à la philosophie ancienne.


Page 199. — Les dieux placèrent le poumon autour du cœur, comme un de ces corps mous qu’on oppose dans les siéges aux coups du bélier. Bekker, p. 99 : οἷον ἅλμα μαλαϰόν.

Ficin : Quasi mollem saltum, ce qui ne présente aucun sens. Stalbaum, qui maintient cette leçon, l’entend comme s’il y avait μαλαϰῶς ἁλλομένη, abstractum pro concreto positum est, in quo nemo temere hœrebit. Cette raison ne peut me décider. Plusieurs manuscrits, entre autres celui de Paris, donnent ἅλμα. Toup, sur Longin, pag. 392 de l’édition de Weiske, propose de lire, d’après Longin et d’après Alcinoüs, μάλαγμα. Que ce soit l’expression même de Platon ou son interprétation, je me suis arrêté à cette dernière leçon, parce qu’elle offre un sens raisonnable. Il me semble que οἷον suppose ici une comparaison positive ; que partout, dans ce passage, οἷον a cette force, οἷον φάτηνη, etc. ; il faut donc ici un sujet déterminé de comparaison que je ne puis trouver que dans μάλαγμα.