Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/923

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rer de la nourriture et de l’huile. La seule difficulté, mais assez grave, est que le cocotier est un arbre des régions équatoriales ; mais Platon avait très bien pu entendre parler en Égypte de cette plante de l’Orient, et même voir de ses fruits ; et il est fort naturel qu’il ait placé cet arbre merveilleux dans son Atlantide, située à côté des colonnes d’Hercule.

Παιδιᾶς τε ὃς ἕνεϰα ἡδονῆς τε γέγονε δυσθησαύριστος ἀϰροδρύων ϰαρπὸς. Ἀϰροδρύων ϰαρπὸς s’entend, en général, de fructus arborum edules ; mais quel est celui de ces fruits bons à manger qui satisfait à ces deux conditions, d’être difficile à garder, et de servir à des jeux d’enfants ? Cette dernière condition indique, ce semble, les noix ; mais celles-ci sont faciles à garder. La châtaigne est plutôt δυσθησαύριστος ; mais les enfants ne jouaient point avec. D’ailleurs les noix, comme les châtaignes, peuvent s’appeler ἀϰρόδρυα, fruit à écorce.

Ὅςα τε παραμύθια πλησμονῆς μεταδόρπια ἀγαπητὰ ϰάμνοντι τίθεμεν. Nul fruit particulier ne paraît ici désigné ; il s’agit de toutes ces espèces de fruits qu’on servait au dessert, soit secs, soit confits, pour réveiller l’appétit.

Ἱερὰ ϰαλά τε ϰαὶ θαυμαστά. J’incline à penser, avec Stalbaum, que ἱερὰ est une interprétation venue des lignes qui suivent ; cependant je l’ai laissé dans la traduction, pour obéir aux manuscrits.