Page:Platon - Œuvres, trad. Cousin, XI, XII et XIII.djvu/925

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celui qui suit, et qu’il faut le supprimer. Cette correction est admise par tout le monde, excepté par Bekker. Je l’admets aussi ; mais je repousse cette autre correction de Stalbaum : τὸ τῆς διωρ. στόμα τῲ πρὸς θαλ. : et fossœ ostium cum maris ostio in idem concludebat. La leçon des manuscrits donne un sens bien plus raisonnable : un mur, parti de la mer et de l’embouchure du canal, faisait le tour de la grande enceinte, et revenait de l’autre côté fermer au même point l’embouchure du canal située vers la mer.

Page 274. — Ils obéirent aux lois, et respectèrent le principe divin qui leur était commun à tous. Bekker, page 172..... ϰαὶ πρὸς τὸ ξυγγενὲς θεῖον φιλοφρόνως εἶχον.

Ficin : erga divinum genus ipsis cognatum benigne affecti erant. Ast : comes erant erga divinum cognatum. Rien de plus commode que le latin pour ne pas se compromettre et pour éviter les contre-sens en ne présentant aucun sens déterminé : grâce à Dieu, le français ne se prête pas à ces équivoques. Platon veut-il dire ici que les habitants de l’Atlantide, tant qu’ils conservèrent quelque chose de leur divine nature, demeurèrent obéissants aux lois, et bien disposés pour la divinité, dont ils étaient tous parents, c’est-à-dire religieux ? ou bien veut-il dire qu’ils se montrèrent pleins de bienveillance (φιλοφρόνως)