Page:Platon - Œuvres complètes, Les Belles Lettres, tome II.djvu/167

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ils s expriment. De Lysimaque et de son exposé initial, rien d'autre à dire sinon que la modestie et le bon sens du personnage sont fort agréables.

Mais Nicias et Lachès sont deux figures admirables de vie et d'originalité. Lachès est impétueux, tout de premier mouvement, vif dans la réponse, franc et droit avant tout, spirituel et sarcastique au besoin, et en outre, dans le beau passage où il explique pourquoi il est à la fois ami et ennemi des discours, sa description de l'orateur selon son cœur, de l'homme qui accorde sa vie avec sa parole, est d'une éloquence et d'une poésie qui ravissent. — Nicias a moins d'élan, moins de verve ; mais il est la distinction même, et sa finesse sait être par moments fort spirituelle, notamment dans tout ce qu'il dit de Socrate.


IV
LE TEXTE


Mêmes sources que pour le Charmide.

En outre, plusieurs fragments du Lachès ont été retrouvés sur des papyrus égyptiens (Greek Papyri in the British Muséum, II, n°187 ; Flinders Pétrie Papyri, II, n°5o ; Oxyrhynchus Papyri, II, n°228). L'intérêt de cette découverte est de justifier une ou deux corrections modernes et de montrer aussi que des altérations de texte se sont introduites de fort bonne heure dans certains exemplaires de Platon. Le papyrus du British Museum, mutilé et peu lisible, n'a pu être utilisé. Le papyrus Flinders Pétrie (190 b-191 c) est désigné dans notre apparat par Fl. P. Pap. ; le papyrus d'Oxyrhynchus (197 a-e) par Ox. Pap.