Page:Platon - Œuvres complètes, Les Belles Lettres, tome II.djvu/88

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dont je disserte. Et cet homme me dit : « Comment pourras-tu juger si un discours est bien ou mal fait, et de même pour le reste, lorsque tu ignores en quoi consiste la beauté ? Crois-tu que la vie, dans cet état d’ignorance, vaille mieux que la mort ? » Il m’est arrivé, je le répète, de recevoir à la fois vos insultes et les siennes ; mais peut-être est-il nécessaire que j’endure ces reproches : il n’y aurait rien de surprenant en effet à ce qu’ils me fussent utiles. En tout cas, Hippias, il est un profit que je crois avoir tiré de mon entretien avec vous deux : c’est de mieux comprendre le proverbe qui dit que « le beau est difficile ».